Réduire la taille du texte Annuler la taille du texte agrandir la taille du texte

L’orophanie et l'acte de création

 

Pour DORO, l’orophanie, terme dont il est l’auteur, consiste à faire apparaître, pour les métaux qui s’y prêtent, des formes et des couleurs « cachées ».

L’orophanie n’est pas un façonnage des formes ou la programmation de couleurs. Celles-ci se manifestent aléatoirement sous l’impulsion de l’artiste.

Ce sont ces caractéristiques qui permettent à DORO de dire : « J'ai découvert une technique qui me permet, à partir du métal en fusion, de générer une forme, sans pollution intellectuelle, c'est à dire sans volonté de forme ou d'aspect de ma part ».

 

Plus en détail, comment DORO travaille-t-il ?

DORO travaille à partir de l’état premier des métaux, leur état liquide.

Lorsque l’or ou l’argent sont en fusion, DORO tire de cette masse liquide des formes de dimensions variables qui, en se refroidissant, se présentent fréquemment sous forme de bandelettes d’aspect semblable à de l’aluminium froissé.

Ces formes tridimensionnelles sont bien visibles dans la sculpture « Tête d’enfant », ci-contre, par exemple.

Lorsque l’on regarde encore plus en détail, le métal n’est pas réellement froissé mais plutôt composé d’ondes qui se sont solidifiées, un peu comme certaines coulées de laves. Ces ondes sont produites par la traction et la tension que DORO exerce sur la pellicule externe du métal en fusion. Si l’on voulait donner un nom à cette action on pourrait la nommer « solondification » (solidification des ondes).

Ces formes « ondomorphiques » sont ensuite utilisées par DORO pour réaliser ses sculptures.

En fonction du nombre de lamelles, de leurs tailles, de leurs formes, il va composer une sculpture par assemblage et fusion. Les lamelles ne sont pas soudées entre elles. Il n’y a pas d’apport complémentaire de métal. Elles sont fusionnées.

Cette opération est un exercice artistique de minutie. En portant le chalumeau (961°C pour l’argent et 1064°C pour l’or) sur les points d’assemblage, les lamelles déjà assemblées ne doivent pas être endommagées, malgré parfois leur extrême proximité.

L’œuvre fait ensuite l’objet d’un traitement de stabilisation de l’oxydation.

EN RESUME :

Fondé sur une haute maîtrise technique, dans des conditions adaptées, un premier acte de création intervient quand l'artiste permet au métal de laisser apparaître ce qu’il  tenait caché en lui jusqu'alors : des formes et aspects nouveaux, des couleurs et des intensités inhabituelles.

Un second acte de création, également fondé sur une haute maîtrise technique, permet de composer l’œuvre par assemblage créatif des éléments obtenus préalablement.

Orophanie-Extration des lamelles

Rémy dans son atelier-2

Les cookies sont de petits fichiers texte déposés sur votre ordinateur. Certains cookies sont en place afin que le site fonctionne correctement, pour cette raison, nous avons peut-être déjà mis quelques cookies sur votre machine. Ils nous permettent également de vous donner la meilleure expérience de navigation possible et nous aident à comprendre comment vous utilisez notre site.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour analyser le trafic de notre site.

En savoir +
X